Blog libertin AKOKY

Un guide essentiel du sexe sans risque pour les femmes lesbiennes, bisexuelles et queer

Tout ce qu’il faut savoir sur les rapports vulve à vulve et la santé sexuelle

Si vous êtes lesbienne, bisexuelle, pansexuelle, queer, non-binaire, ou une personne ayant une vulve et ayant des rapports avec d’autres personnes vulvaires, il y a de fortes chances que vous n’ayez pas reçu l’éducation sexuelle complète que vous méritez.
Les cours d’éducation sexuelle sont généralement hétéronormés, centrés sur la pénétration pénis-vagin, laissant de côté une réalité sexuelle pourtant bien présente : les relations sexuelles entre femmes.

Chez AKOKY, on vous propose un guide clair, inclusif et décomplexé pour comprendre les risques réels, les fausses idées, et les bonnes pratiques à adopter pour vivre une sexualité saine, protégée, et pleinement assumée.


Une éducation sexuelle incomplète… voire absente

De nombreuses femmes LGBTQ+ n’ont jamais entendu parler des risques d’IST dans le cadre du sexe vulve à vulve. Pourtant, les IST peuvent se transmettre sans pénétration, par simple contact des muqueuses, des fluides corporels, ou via le partage de jouets sexuels.

Il n’y a rien de honteux à ne pas avoir été informée. Ce guide est là pour rattraper les manques, sans jugement.


Les femmes LGBTQ+ face à des barrières médicales

Les femmes lesbiennes et bisexuelles rencontrent encore des obstacles dans l’accès aux soins de santé sexuelle. Entre ignorance des soignants, stigmatisation, ou manque de formation, beaucoup hésitent à se faire dépister ou à poser des questions.

Il est essentiel de revendiquer votre droit à une sexualité protégée et reconnue, quel que soit votre partenaire ou votre genre.


Comment les IST se transmettent réellement

Il n’est pas nécessaire qu’un pénis soit impliqué pour transmettre une IST. Voici les modes de transmission les plus fréquents dans les rapports entre femmes :

  • Contact génital peau à peau
  • Doigté ou fisting sans protection
  • Partage de sextoys sans protection
  • Sexe oral (cunnilingus)
  • Contact des fluides (sécrétions vaginales, sang menstruel)

Les IST concernées : chlamydia, syphilis, gonorrhée, herpès, HPV (verrues génitales), VIH.

Les tests de gorge ne sont pas systématiques : si vous pratiquez le sexe oral, n’hésitez pas à demander un dépistage spécifique.


Comment se protéger efficacement

Pour le sexe oral :

  • Utilisez une digue dentaire (ou un préservatif découpé en rectangle).
  • Placez la partie lubrifiée contre la vulve.
  • Évitez les versions parfumées, qui peuvent irriter.

Pour les sextoys :

  • Utilisez un préservatif sur le jouet et changez-le à chaque partenaire.
  • Nettoyez les jouets entre chaque utilisation avec un produit adapté.

Pour le doigté ou fisting :

  • Portez des gants en latex ou nitrile avec du lubrifiant.
  • Changez de gant entre partenaires.

Pour les frottements vulve à vulve :

  • Utiliser une digue peut être utile, mais difficile à maintenir.
  • Le mieux reste de tester régulièrement les IST et de communiquer avec ses partenaires.

Le frottis, ce n’est pas que pour les hétéros

Beaucoup pensent, à tort, qu’un frottis cervical ne concerne que les femmes ayant des rapports avec des hommes.
C’est faux : le VPH peut être transmis par contact vulve à vulve, sexe oral ou sextoy. Et c’est ce virus qui peut, dans certains cas, conduire à un cancer du col de l’utérus.

Même si vous n’avez jamais eu de rapports hétérosexuels, vous devez faire vos frottis régulièrement.


Et le VIH dans tout ça ?

Le VIH se transmet lorsqu’il entre en contact avec la circulation sanguine, par exemple via des microcoupures, un col de l’utérus exposé ou le rectum.
Le risque est extrêmement faible dans les rapports entre deux femmes, mais il n’est pas nul.

Il existe un cas documenté de transmission du VIH entre deux femmes, et potentiellement d’autres non identifiés à cause de biais médicaux ou d’hypothèses hétérocentrées.

À noter : une personne vivant avec le VIH, et dont la charge virale est indétectable sous traitement, ne transmet pas le virus.


Apprenez à évaluer les risques

Le risque dépend :

  • du type de pratique (contact peau contre peau, pénétration digitale, partage de jouets, etc.)
  • du degré d’irritation ou de microtraumatismes (plus le contact est abrasif, plus le risque augmente)
  • du statut sérologique de chaque partenaire
  • de la fréquence des dépistages

Il est conseillé de se faire tester une fois par an ou à chaque changement de partenaire.


En conclusion : votre sexualité est légitime, votre protection aussi

Les relations sexuelles entre femmes sont trop souvent invisibilisées dans les discours sur la santé sexuelle. Pourtant, elles méritent la même attention, les mêmes protections, et le même respect.

Chez AKOKY, on croit en une sexualité libre, joyeuse, inclusive et informée. Que vous soyez lesbienne, bi, queer, ou simplement curieuse : vous avez le droit de prendre soin de vous, de vos envies, et de vos partenaires.


AKOKY – Le blog libertin, inclusif et décomplexé

Votre plaisir est une affaire de santé, de choix et de liberté.

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